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Football. Lili Le Page, une bibliothèque du football breton




Mis en ligne sur le site le 24 avril 2021
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"Son père était Jean-François Le Page,  secrétaire de mairie à Saint-Goazec, là où s'implantait en juillet 43 le 1er maquis de Bretagne.
Résistant-Déporté mort le 21 avril 45, il avait connu les camp d'Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Flossenburg."

Anne FRIANT MENDRÈS


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Source : https://www.letelegramme.fr/football/lili-le-page-une-bibliotheque-du-football-breton-23-04-2021-12739872.php


Football. Lili Le Page, une bibliothèque du football breton


Ancien responsable de la rubrique football puis chef du service des sports du Télégramme, Louis - dit Lili - Le Page s’est éteint ce vendredi 23 avril, à 80 ans.

En Afrique, on a coutume de dire que chaque fois qu’un ancien s’éteint, c’est une bibliothèque qui brûle. Eh bien depuis ce vendredi matin il y a le feu à 60 ans de football breton. Des premiers exploits de Rennes en Coupe de France, qui à partir du milieu des années 60 placèrent la Bretagne sur la carte du football français, jusqu’à la dernière finale de Guingamp (2014), où il figurait parmi la poignée d’invités VIP de Noël Le Graët, aux côtés de François Hollande, Lili Le Page a régulièrement été aux premières loges.


L’ami Kéru

Son histoire intime avec le football avait commencé comme pour la plupart des gamins de partout et de toujours, dans la cour d’école. Ce fut à Saint-Goazec puis à Châteauneuf-du-Faou, la « capitale » de son petit coin de centre-Finistère, dont le roi s’appellerait bientôt Raymond Kéruzoré, son cadet de huit ans. Bien sûr, les deux hommes deviendront amis.

Lili Le Page était entré au balbutiant service des sports du Télégramme en 1966. Il n’avait pas 25 ans et, tournant le dos à une brève carrière d’instituteur, il avait d’une candidature spontanée aussitôt acceptée que reçue, mis son amour viscéral et sa maîtrise diabolique de la langue française au service des lecteurs du Télégramme, principalement de ceux ayant coché l’option foot.

C’était une époque où les images étaient rares et la force du récit d’autant décuplée. Il deviendra un maître du genre, contant avec autant de talent, de force et de précision les péripéties des clubs professionnels bretons, principalement Rennes, Brest et Guingamp que les épopées vécues au fil du temps à Lamballe, Douarnenez, Berné (56) ou Inzinzac-Lochrist (56).


Jairzinho, Séville, Guadalajara

Avant de prendre la direction du service des sports en 1988 et de devenir un guide après avoir été un exemple, cet érudit bienveillant et drôle, porté par une grande ouverture d’esprit et une curiosité intellectuelle du même métal, avait eu le temps de promener sa plume alerte partout en France et même au Tour de France, qu’il couvrit à deux reprises, en de rares infidélités à sa passion de toujours pour le ballon rond.

Cette dernière le mènera en Allemagne (Coupe du monde 1974) en un temps où les journalistes pouvaient assister depuis la pelouse à l’échauffement de Jairzinho et de ses frères, en Espagne (1982), où il dût attendre le bout de la nuit pour dicter à une sténodactylographe son papier sur la demi-finale 
France-Allemagne de Séville, et jusqu’au Mexique (1986), où il vécut le chef-d’œuvre de Guadalajara (France-Brésil) aux premières loges.

Un hommage d’En Avant

Après sa retraite, prise en 2002, Lili Le Page avait continué d’assister régulièrement aux matchs à Brest mais surtout à Guingamp en compagnie de son « frère » Michel Moreau, notre ancien confrère, décédé en 2014. Pendant près de 30 ans, les deux hommes avaient accompagné l’émergence et la croissance dans ce petit coin de Bretagne du plus improbable des clubs professionnels du pays. En Avant ne l’a pas oublié, qui lui rendra hommage ce samedi soir avant le match contre le Paris FC.

Les obsèques de Lili Le Page seront célébrées lundi dans la plus stricte intimité dans son fief de Saint-Goazec. A son épouse Eliane, notre ancienne consœur, ainsi qu’à toute la famille, la rédaction du Télégramme adresse ses condoléances émues.


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Source :
Le Télégramme du 20 décembre 2002


Louis Le Page, Michel Moreau
Louis Le Page, ancien journaliste, chef des sports de la rédaction du Télégramme, et aujourd'hui à la retraite, ainsi que Michel Moreau, journaliste à la retraite depuis juin, ont suivi pour Le Télégramme le parcours d'EAG de 1972 à 2002.

Michel Moreau et Louis Le Page ont été honorés en octobre dernier par l'équipe dirigeante d'En Avant Guingamp (Archives J.-M. L. R.)

Louis Le Page, ancien journaliste, chef des sports de la rédaction du Télégramme, et aujourd'hui à la retraite, ainsi que Michel Moreau, journaliste à la retraite depuis juin, ont suivi pour Le Télégramme le parcours d'EAG de 1972 à 2002. Ils rapportent à leur tour leurs anecdotes. 

MON MEILLEUR SOUVENIR : Louis Le Page. «
En 1973, je revenais de vacances dans les Cévennes, vers 18 h. Je suis tombé dans un embouteillage en arrivant à Guingamp. Les joueurs avaient battu Lorient à Brest et je n'y croyais pas ! Je pensais réellement que leur aventure allait s'arrêter. Je me souviens surtout de l'effervescence dans la ville. C'est sans conteste mon souvenir le plus fort avec la montée en D1 évidemment.»

 Michel Moreau. «
Le 17 décembre 1972. Pour l'un de mes premiers reportages au journal, j'ai été envoyé à Laval pour un tour de coupe de France. Les Guingampais ont gagné 2-1 là-bas. C'est ce jour-là que tout a commencé avec des joueurs qui maniaient bien le ballon.» 

MON MOINS BON SOUVENIR : Louis Le Page. «
Je pense sincèrement que c'est cet avant-dernier match à domicile lors de la saison 1997-1998. Après une victoire à Rennes, les joueurs se devaient de gagner ce match pour le maintien et puis ils ont perdu. Leur victoire lors de la dernière journée n'a servi à rien.»

 Michel Moreau. «
Au début de l'année 1987, il venait d'y avoir un changement d'entraîneur avec l'arrivée d'Yvan Le Quéré. Noël Le Graët avait choisi de nommer un homme du cru pour provoquer un électrochoc.

Ce tour de coupe de France en Martinique était l'occasion de se relancer et pourtant après une semaine à Fort-de-France, les Rouge et Noir ont été battus 1-2 après avoir ouvert le score par Szarmach.
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