Plougonvelin. Le musée Mémoires 39-45 ouvrira en mai
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    Après des mois de travaux, il ouvrira ses portes en mai 2017 à la pointe Saint-Mathieu. Avant-goût d’une offre muséographique d’exception.
    Avant même de devenir un musée riche de plus de 4 000 objets et de poignants témoignages, le blockhaus de Keromnès constitue à lui seul un site rare : il n’existe que trois bâtiments de ce type - à Saint-Nazaire, en Norvège, et à Keromnès.
    Poste directeur de tir, abritant le commandement allemand, cette imposante structure était un endroit hautement stratégique. Aucun document d’époque n’a été retrouvé à son sujet.
    Surnommé « la termitière » par les Anglais, il offre quelque 500 m² d’espace de visite. 
    « Nous faisons actuellement réaliser un plan en 3D », expliquent Aurélien et Clément Coquil, les deux frères passionnés, à la barre de ce colossal bâtiment - « comme une pyramide sous terre », et de ce projet non moins pharamineux. « Le bâti est exceptionnel. Si on avait fait la même chose dans un hangar, ça aurait été beaucoup moins intéressant ! »
    Adapté à tous les publics
    En parallèle au travail de valorisation de leur étonnante collection personnelle, les frères Coquil ont donc dirigé les travaux de réhabilitation du site. Le gros œuvre et le second œuvre sont maintenant achevés, ainsi que l’électricité. Un pavillon d’accueil a été réalisé.
    Un important travail a en outre été effectué concernant l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR). Mais avec des épaisseurs de béton de 3,50 m pour les murs et d’1,80 m pour les planchers, la construction d’un ascenseur était impensable. Puisque sur les trois niveaux du blockhaus, un seul offre cet accès, des mesures de substitution ont été imaginées. Le reste du musée sera donc couvert par une visite virtuelle.
    L’ensemble de la scénographie intégrera un équipement audio, des supports écrits, des vitrines adaptées à tous les publics (lecture de haut en bas, conçue pour les malvoyants et parfaite pour les enfants).
    Aujourd’hui, Aurélien et Clément Coquil préparent la muséographie. Ces derniers mois, six prestataires les ont accompagnés pour le son, les supports écrits, les lumières, etc.
    Les deux frères ne voulaient pas d’une scénographie classique de musée militaire. Le musée Mémoires 39-45 offrira une approche sensible, « suggestive » de l’histoire locale, et basée sur des témoignages vécus.