Mot de la Présidente 2019
Mis en ligne le 17 janvier 2019

Meilleurs Voeux pour l'année 2019

Que 2019 soit une année de Paix et de Fraternité pour tous les peuples!


15 mars 1944, publication du programme du CNR «
Les Jours Heureux»
20 septembre 1944, tout le Finistère est Libéré




Autre anniversaire, le 10 décembre 1948 était adoptée à Paris la Déclaration universelle des droits humains."
Dans son article premier, elle déclarait:
«Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sûreté de sa personne.»


Reconnaître et inscrire ce «droit à la vie» fut une exigence imposée par ceux qui connurent les tragédies, les désastres engendrés par les idéologies mortifères nazie et fasciste.

Droit à la vie, mais droit aussi «à la sécurité, la dignité, et la possibilité d'une vie pleinement humaine» pour chaque travailleur par «un rajustement important des salaires et la garantie de son niveau ».

Ce droit était inscrit dans le programme du Conseil National de la Résistance, publié en pleine Occupation de notre pays, le 15 mars 1944.

Notre rôle de passeurs de Mémoire, notre combat, c'est de faire connaître les acquis démocratiques, sociaux, économiques, héritage du terrible et sanglant combat mené par les Résistants des pays occupés et les Alliés, contre la bête immonde du nazisme.

Où en sommes-nous 71 et 75 ans plus tard?

Droit à la vie? Qu'en est-il quand la vie sur notre terre elle-même est menacée?

C'est le combat que mènent les écologistes.

Droit à la possibilité d'une vie pleinement humaine pour chaque travailleur?

N'est-ce pas un combat toujours d'actualité?

Nous n'avons pas la réponse.

Il faudra la trouver dans le meilleur exercice possible de la démocratie, à la lumière de ces deux grands moments de notre histoire que furent la Révolution de 1789 et la Résistance, fille de cette Révolution.

Notre rôle, apporter l'éclairage de notre histoire commune à ces questions majeures.
Être vigilants devant la montée de l'extrême-droite en Europe et dans notre pays, alerter nos concitoyens sur les dangers qu'elle représente.
Que nul ne puisse dire «je ne savais pas»!


Voilà notre rôle de passeurs de mémoire, voilà notre combat.


Pour le bureau de l'ANACR-29, Anne Friant-Mendres




Les Résistants et Amis de la Résistance du Finistère proposent à celles et ceux qui veulent nous rejoindre:


-de participer à l'animation des
Comités locaux ( Brest, Châteaulin- Carhaix, Concarneau-Fouesnant-Quimper, Douarnenez, Plobannalec-Lesconil-Pont-L'Abbé, Plounéour-Ménez, Rosporden, Scaër) ou d'en créer.


-de prendre part aux différentes activités lancées par le bureau départemental en direction tout particulièrement de la jeunesse de notre pays:

Concours national de la Résistance et de la Déportation, CNRD
Collecte et numérisation d'archives privées
Randonnées de la Résistance et des Maquis
Edition de livres et DVD.


-de contribuer à notre musée virtuel en création, le Pôle Jean Moulin, Résistance et Citoyenneté, du Finistère à l'Europe, en partenariat avec les archives départementales.

-d'être présents aux commémorations qui jalonnent l'année, témoignant ainsi notre reconnaissance, notre inextinguible dette à l'égard des Résistants, de tous ceux qui, au prix de leur vie ont assuré la défaite du fascisme et nazisme.


-de faire chaque année du 27 mai, Journée Nationale de la Résistance - loi du 19 juillet 2013- une grande journée de transmission de la mémoire et des valeurs de la Résistance.


- de faire connaître le Programme du Conseil National de la Résistance, programme préparant la libération de notre pays, le rétablissement d'une République plus juste, plus solidaire, et le rétablissement de notre devise, Liberté, Egalité, Fraternité.

Nos liens avec le réseau MRN, réseau Musée de la Résistance nationale, par l'histoire de sa création et par notre musée virtuel « Pôle Jean Moulin », nous permet d'accéder à de nombreux services, dont un catalogue d'une quarantaine d'expositions itinérantes. Ce catalogue étant complété chaque année par une nouvelle exposition sur le thème du CNRD.


« Résister se conjugue toujours au présent. »
Lucie Aubrac


Bienvenue aux nouveaux Amis de la Résistance!


Le bureau départemental de l'ANACR 29

https://www.musee-resistance.com/

Plus jamais ça!

 Extraits du livre « Le sang de l'espoir » de Samuel Pisar, né en Pologne en 1929, déporté à Auschwitz. Il deviendra conseiller de John Fitzgerald Kennedy.
Décédé en 2015.

Samuel pisar parle de
I G Farben, le cartel allemand géant de la chimie: 


«  Au cours de la période hitlérienne se développa une entente politique et économique totale entre la firme et le régime, fondement de la machine militaro-industrielle du Reich.

...La main-d'oeuvre autochtone dans l'Allemagne du temps de guerre était désastreusement réduite par les besoins en hommes sur le front militaire. la logique et l'efficacité dictèrent la solution: on construirait de nouvelles usines géantes à proximité des camps de concentration.

Ainsi, à quelques kilomètres d'Auschwitz, une abondante réserve de main-d'oeuvre esclave et quasiment gratuite travaillerait-elle dans les plus grands ateliers de pétrole et de caoutchouc synthétiques de la firme. Des régiments interminables de sous-hommes pitoyables[ ] seraient utilisés jusqu'à l'épuisement et la mort dans un roulement rapide, afin que l'Europe sous la botte allemande ait suffisamment d'essence et de pneus.
L'association entre la firme et les SS fut baptisée Division I G Auschwitz. Suivant sa politique déclarée, la main-d'oeuvre serait « nourrie, logée et traitée dans le souci d'une exploitation maximale, pour le coût le plus bas qu'il soit possible de concevoir. »


D'après les conditions de cette association avec le diable, l'I G Farben acceptait de payer aux S S un tarif journalier de 4 marks par ouvrier qualifié, 2 marks par manoeuvre et 1 mark et demi par enfant au travail. Inutile de dire que les prisonniers ne touchaient rien.


Voici quelques extraits de la correspondance de l'I G Farben avec les S S d'Auschwitz en 1943, produite devant le tribunal de Nuremberg lors des procès pour crime contre l'humanité des directeurs de la firme:


« Dans le but d'une expérimentation de nos nouvelles pilules de somnifères, nous aimerions que vous nous fournissiez un certain nombre de femmes...

Nous avons bien reçu votre proposition, mais estimons que 200 marks par femme est un tarif excessif. Nous n'envisageons pas de payer plus de 170 marks par tête. Si cela vous convient, nous sommes prêts à entrer en possession des femmes. Nous vous en demandons environ cent cinquante...

Nous avons bien reçu votre livraison de cent cinquante femmes. Malgré leur maigreur nous avons jugé leur état convenable. Nous vous tiendrons au courant de la suite de nos expériences...

Les expériences sont achevées. Tous les sujets sont morts. Nous vous contacterons sous peu pour une nouvelle livraison... » »
P 235 et 236


Voilà ce qu'était l'ordre économique nazi.


Quelles condamnations lors du procès de l'
I G Farben?

Voir le Journal de la Résistance de juillet-août-septembre 2016


Plus jamais ça!


Le bureau de l'ANACR-29