Le Bataillon FTP « Guy MOQUET » 
1)Dès le début de la guerre 39-45 les militants du parti communiste de la région de Maël-Carhaix, Callac rentre dans la clandestinité et en résistance contre l’occupation du pays par les nazis. Ils sont pourchassés et parfois arrêtés comme Guillaume Daniel de Paule en avril 1940 ou encore, en août 1941, comme ces huit militants antifascistes de Callac internés à Châteaubriant, parmis lesquels se trouvait Charles Geffroy âgé seulement de 16 ans.
Très vite se formèrent des groupes d’action de trois membres (organisation spéciale du Parti Communiste Clandestin ) qui intègrerons les FTPF (Francs-Tireurs et Partisans Français) à la fin de l’année 1942, notamment à Maël Carhaix, avec François Jégou.
En Février 1943 un premier groupe de huit FTP sera constitué à Plévin
avec Jean Le Jeune et prendra le nom de « Guy Moquet » en hommage à ce jeune résistant fusillé à Chateaubriand en octobre 1941.
Ce premier groupe, avec l’arrivée des jeunes réfractaires deviendra très vite un détachement de 25 résistants puis une compagnie et enfin le bataillon, toujours du mêmes nom : «Guy Moquet » .
2) Ces groupes et détachements FTP de plus en plus nombreux dans toutes les communes du secteur jouèrent un grand rôle contre l’occupant et leurs serviteurs préparant ainsi le débarquement et la libération définitive du pays.Citons pour mémoire la destruction d’un auto-car allemand le 14 juillet 1943 à Méllionnec.
Le plasticage régulier des pylônes de la ligne haute tension
Guerlédan-Brest-Lorient dès 1943 sauvant ainsi Pontivy des eaux par le bombardement prévu du barrage par la « Royale Air Force »La coupure régulière du câble téléphonique allemand longeant la nationale 164 entre Rostrenen et Carhaix privant les états-majors allemand de l’Ouest de leur commandement du Mans.
La destruction systématique des postes d’observations allemands à Tréogan, Le Moustoir, Kergrist-Moëlou.
Embuscades et attaques contre l’occupant et la police de Vichy trop zélée à Callac, Rostrenen, Glomel, Le Moustoir, Maël-Carhaix (etc…)
Et même leur état-major comme à La Pie le 5 juin tuant un colonel et un autre officier et blessant le général, ou encore à Maël-Pestivien ou un autre colonel est tué.
3) Dès le débarquement, le 6 juin 1944 les forces résistantes du secteur constitueront le bataillon « Guy Moquet ».
A la tête de ce bataillon on trouvera le commandant « Denis » Guillaume Le Verge du Moustoir, grand mutilé de la guerre 39-40 et le commandant adjoint « Simon », Robert laveuve de Plévin. Il sera composé de quatre compagnies : « Pierre Louis Menguy », « Jop Scottet », « Auguste Duguay », « Ernest Le Borgne » (environ 600 hommes). Ils allaient obliger le 29 juillet 1944 deux mille allemands à reculer après qu’ils aient tenté de les encercler et de les détruire. Avec en plus l’aide de deux sections de la compagnie « Charles » du bataillon « Koenig », les jeunes combattants infligeaient aux nazis une défaite cuisante, près de deux cent morts sans compter les blessés.
Le soir même la BBC de Londres rendait un hommage mérité à la Résistance Bretonne. Présent ensuite dans le Finistère, participation de la libération de Carhaix, puis Daoulas, puis à Saint Malo où malheureusement le commandant « Simon » trouva la mort en sautant sur une mine anti-char. Sur le Front de Lorient le bataillon
« Guy Moquet » sera transformé en bataillon de sécurité avec un engagement
Pour la durée de la guerre.
Ces hommes purent combattre et remporter ces victoires grâce à l’appui et l’aide de la population, qu’il leur soit rendu hommage ici.
Sur le Mémorial, inauguré le 29 juillet 1984, figurent les 144 noms des victimes des combats du 29 juillet 1944 et de la fureur nazie :
            70 résistants tués au combat ou fusillés
            34 résistants morts en déportation
            40 victimes civiles.
Il existe désormais sur le site du Mémorial un jardin du souvenir qui a été inauguré le 30 juillet 2006.
A ce jour les cendres de quatre résistants du bataillon
« Guy Moquet » y sont dispersées dont celles du
Commandant Le Verge et de son épouse Germaine, l’infirmière et agent de liaison du bataillon, ainsi que celles de de Joseph Plounévez et Marcel Thépault.
Le comité de l’ANACR et Amis des Côtes d’Armor
Pour plus de précisions sur l’activité résistante dans le secteur, consulter :
            1 la plaquette : » La Résistance en lutte 1940-1944 dans la région de Maël-Carhaix/Callac. »
            2 Les cahiers de la Résistance populaire dans les Côtes du NORD et notamment les numéros 1/2/5/8/10 et 11
            3 Le livre « Itinéraire d’un ouvrier breton » par Jean Le Jeune ancien responsable des FTP des Côtes du Nord.
  
ANACR 22