SUR LES TRACES PERDUES
  
  D’UNE FAMILLE JUIVE EN BRETAGNE :
 
LES PERPER (1935-1943) 

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Le 28 mars dernier, au Mémorial de la Shoah à Paris, les élèves de 4ème et de 3ème du collège des Monts d’Arrée n’ont pas eu besoin qu’on leur suggère de chercher le nom des Perper sur le Mur des noms, ils l'ont spontanément recherché. Sur cette stèle collective, figurent le nom, le prénom et l’année de naissance des Juifs de France victimes de la barbarie nazie, classés par année de déportation et par ordre alphabétique.  

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Derrière l’immensité du nombre (76 000 victimes), les adolescents ont découvert, parmi tant d’autres, cinq destins individuels brisés : un nom (Perper) et des prénoms (Ihil, Sonia, Rosine, Odette et Paul) qu’ils connaissent bien depuis le temps que leur professeur d’histoire-géographie, Pascal Prigent, leur en parle. Surtout, les élèves de 3ème ont rencontré, le lundi 19 mars dernier, Marie-Noëlle Postic, ingénieur d’études au CNRS, qui a retracé le destin tragique de cette famille juive roumaine exilée à Brasparts, à Pleyben puis à Plounéour-Ménez, où elle fut arrêtée en 1942 avant d’être déportée puis exterminée à Sobibor en 1943.      

En effet, Marie-Noëlle Postic vient de terminer la rédaction d’un ouvrage exceptionnel, préfacé par Serge Klarsfeld et paru  aux éditions Coop Breizh, qui s’intitule «Sur les traces d’une famille juive en Bretagne-Les Perper (1935-1943)». L’intervenante a expliqué la genèse de son livre et a transmis aux élèves de 3ème l’histoire de ce couple et de leurs trois enfants, victimes de la Shoah.  
               
Cette rencontre s’inscrivait non seulement dans le programme d’histoire de 3ème mais aussi dans la nécessaire lutte contre les discriminations auquel chaque élève doit participer, en refusant l’inacceptable afin que l’horreur ne se reproduise plus. 

Pascal PRIGENT